TEXTES & RECITS

Une virée sous les tropiques (Partie 1)

PARTIE 1

"Un jour d'Automne, dans la petite forêt de Dean, près de Londres, un jeune garçon prénommé Tom qui se baladait découvre un drôle de petit lézard vert. Baptisé Rex, Tom décide de le ramener chez lui pour en faire son animal de compagnie, tout en le cachant de la vue de sa mère. C'est là le début d'une grande aventure..."

* Madagascar, région de Mahajanga, 26 Juin 2010, 18h *

- Eh ! L'intello ! Tu m'écoutes quand j'te parle ?

​L'atmosphère dans la jungle malgache est tout bonnement irrespirable. Que ce soit à cause de l'importante humidité, des millions de moustiques qui n'ont pour seul but que de vous sucer le sang jusqu'à la moelle, ou encore tout simplement parce qu'il fait exceptionnellement chaud sous les masses de végétation à cette période de l'année, il est fortement recommandé d'éviter au maximum les efforts physiques importants, de s'hydrater régulièrement, et surtout de ne pas gaspiller sa salive.

​- Ça fait plus de deux heures qu'on marche sans savoir ou on met les pieds ! Ta boussole est pas censée marcher, l'intello ?

​La région de Majunga (Ou Mahajanga, comme l'appelait ses habitants) est située au Nord-Ouest de l'île de Madagascar. Autrefois peuplée par plus de deux millions de personnes, Mahajanga fût vendue à un riche investisseur scandinave (dont nous tairons le nom) pour d'obscures raisons. Aujourd'hui, cette zone est entièrement constituée d'une forêt tropicale dense et impénétrable, dans laquelle subsistent encore quelques anciennes habitations malgaches attaquées par la végétation. Nul ne sait pourquoi ce riche investisseur a déboursé un montant colossal, dont on dit qu'il comprenait plus de dix zéros, pour s'approprier Mahajanga.

​Mais Nils sait. Il sait tout.

- Je… je ne comprends pas. Nous devrions marcher actuellement vers le Nord-Ouest comme prévu, mais l'aiguille ne cesse de changer de direction depuis 20 minutes… Peut-être que le sol de la région contient trop de métal par endroits, et cela détraquerait la boussole !, répondit Nils, peu sûr de lui.

​Nils Burghardt, ornithologue de son état, et diplômé de la prestigieuse université de Cambridge, travaille dans sa jeune carrière en tant que spécialiste des grands oiseaux coureurs. Ses travaux sur les mœurs reproductives des casoars d'Australie lui ont valu un poste permanent au Muséum d'Histoire Naturelle de Londres, ainsi que de nombreuses subventions pour financer ses voyages en Afrique et en Océanie, afin d'y observer autruches, émeus, nandous et autres grands oiseaux. Néanmoins, ses connaissances de la jungle tropicale malgache se résument tout au plus à quelques documentaires animaliers sur les lémuriens, et au film d'animation « Madagascar ».

​- Et bah, j'espère pour toi qu'on avance dans la bonne direction ! Parce que cette jungle commence à me taper sur les nerfs, et j'ai plus qu'envie d'en finir avec la mission !, rétorqua Søren, le gros bras de la bande.

La première fois que Nils rencontra Søren, c'était dans l'avion les menant à Antananarivo, la capitale de Madagascar. Il sut dès le premier regard que ce grand gaillard d'1m92, au crâne rasé tel un militaire, et aux biceps saillants, n'allait pas être un enfant de cœur : Braillard, vulgaire, dépourvu de courtoisie et de politesse, Søren Fjørgvinter est ce qu'on pourrait appeler dans le langage courant un « Chasseur de gros gibier ». mais en réalité, ses activités sont bien plus sombres et lucratives que d'abattre un ours ou un tigre lors d'une chasse privée : Søren flirte avec le braconnage et le trafic de peaux animales depuis plus de dix ans maintenant, et il ne s'est jamais fait prendre à ce jour. Nils s'étonna même de l'entendre parler ouvertement de ses agissements comme si de rien n'était.
​Mais, pour autant qu'il puisse en juger, Søren se révèle être un atout essentiel (sauf quand il s'énerve, c'est-à-dire souvent) à la réussite de la mission qui leur a été confié, surtout du fait qu'il sache manier correctement un fusil et qu'il peut exécuter les ordres sans se poser de questions. ​

​Encore que les ordres ne doivent pas être trop compliqués.

​- Je pense qu'on en a encore pour une bonne heure de marche avant que la nuit tombe, à en juger par le peu de lumière qui filtre à travers la canopée. Et en espérant que nous sommes dans la bonne direction, ce devrait être toujours tout droit !, conclut Nils, qui essayait tant bien que mal de se remotiver. Il commençait à avoir mal aux jambes, ce n'est pas un habitué des grandes randonnées.

​- Tant mieux !, s'écria Søren. Vivement qu'on plante la tente ! Ce doit être le 115ème moustique qui me pique d'affilée !

​- Parce que tu sais compter jusqu'à 115, Søren ? Très impressionnant !, ricana une voix dans le dos de Nils.

Søren se retourna prestement pour apercevoir la silhouette féminine de Betty Baker, la médecin du groupe.
​En service depuis la fin de ses études de médecine, Betty est ce qu'on nomme un « médecin de guerre ». Habilitée à dispenser les premiers soins comme les opérations plus délicates, mais avant tout experte en maladies tropicales, elle a pourtant exclusivement passé sa vie en Afghanistan auprès des forcées armées des Nations Unies. Elle est également rompue au maniement des armes automatiques et possède une ceinture noire en Jiu-jitsu. Néanmoins, elle a côtoyé beaucoup trop de militaires et d'écervelés pour devoir encore supporter un braconnier « complètement débile », selon ses dires.

​- Oh toi, la pimbêche, tu ferais mieux de la fermer si tu ne veux pas avoir affaire à moi !

​ Ces avertissements n'eurent pour effet que de faire rire de plus belle la médecin.

​- Fais attention ou tu regardes, Søren, ou tu pourrais te prendre une branche ! Non pas que ça risque d'affecter ton « cerveau », mais je n'ai pas envie de perdre mon temps à m'occuper d'un crétin dans ton genre
​Nils s'interposa pour calmer les tensions :

​- S'il vous plaît, on a encore un bon bout de temps à passer tous ensemble, alors ce serait préférable que l'on évite de s’entre tuer… N'est-ce pas ?

Søren se renfrogna et continua d'avancer, taillant les lianes à l'aide de sa machette pour dégager le chemin.
Le bruit ambiant de la jungle de Mahajanga est à l'image des autres forêts tropicales qui parsèment le monde : des cris d'oiseaux et de singes (probablement des lémuriens, espèce endémique de l'île) dans le couvert végétal qui s'étend tout autour du petit groupe d'expédition. Le bruit des gouttes d'eau qui perlent depuis les hautes feuilles sur le sol humide et pourrissant après une averse. Des coassements de grenouilles arboricoles, aux couleurs flamboyantes mais sans doute venimeuses, qui bondissent le long des troncs.
​Cela pourrait sembler être un lieu de vacances paradisiaque, ou l'on se baladerait joyeusement en prenant des clichés de tout ce qui peut être pris en photo (en faisant attention aux serpents, bien sur).

​S'il n'y avait pas d'épais grillages contournant la totalité de la région pour en empêcher les touristes.

​Nils avait été impressionné par les moyens mis en place pour assurer l'impénétrabilité de la zone lorsqu'il était arrivé sur les lieux, à bord d'une Jeep 4x4 qu'ils ont du abandonner tant la forêt devenait dense. C'est par une immense porte grillagée gardée par plusieurs hommes armés que la Jeep s'est engouffrée à l'intérieur des terres ; Nils put alors voir par la fenêtre emplie de poussière que des miradors étaient disposés le long des grillages délimitant la zone, eux-mêmes toujours occupés par des gardes. Un dispositif gargantuesque, à la hauteur de celui qui avait fait construire tout ça. Cela fit remonter dans la mémoire de notre ornithologue une conversation. L'élément déclencheur de toute cette opération, ce qui l'a conduit à se retrouver perdu au fin fond de la jungle malgache en compagnie d'un braconnier et d'une médecin en plein mois de Juin…


* Londres, Natural History Museum, 1er Juin 2010*​

​Toc toc toc

​- Entrez, c'est ouvert !

La voix de Nils Burghardt résonna derrière son ordinateur. Son bureau était à l'image de son travail, c'est-à-dire propre, soigné, rangé et épuré. Aucune trace de quelque décoration encombrante que ce soit, seulement des dossiers et des papiers soigneusement rangés sur des étagères, côtoyant de nombreux ouvrages d'ornithologie et d'anatomie comparée. Pas de couleurs chatoyantes, uniquement des nuances de gris et de sobriété, exceptée un yucca disposé dans un coin de la pièce, qui aurait d'ailleurs bien besoin d'un bon arrosage.
​La porte en bois s'ouvrit lentement pour laisser entrer un individu d'un âge avancé, s'aidant d'une canne pour marcher. Nils passa une tête par dessus son ordinateur et son visage blêmit soudainement. Se relevant immédiatement, il accourut porter assistance à l'homme qui venait d'arriver :

​- Mon...Monsieur Kamprad, mais enfin… Que faites-vous ici ?

​Le vieil homme sourit légèrement en regardant Nils, toujours aussi pâle.

​- Mon cher Mr Burghardt, suivez-moi je vous prie. J'ai à vous parler d'une affaire de la plus haute importance, et je pense que ce bureau n'est pas l'endroit le plus approprié pour en parler. Nous allons faire une petite balade !

​-B… Bien, je vous suis, balbutia Nils, aussi surpris que gêné d'être invité à suivre un homme aussi important qu'Ingvar Kamprad, multimilliardaire de renom et célèbre fondateur d'une grande marque dont nous tairons encore une fois le nom (Mais vous pouvez aller chercher, si vous le souhaitez).

​ Les deux hommes sortirent par la porte de derrière (Kamprad, grand admirateur des Muséums d'Histoire Naturelle, possède un passe-droit international pour entrer là ou il le souhaite). Là attendait une grosse Berline allemande d'un noir de jais, aux jantes chromées. Un chauffeur attendait devant la porte conducteur, naviguant sur son Smartphone dernière génération. Kamprad l’interpella :

​- Olav, j'emmène un invité. Fais-nous faire un petit tour en ville !

​Rangeant son téléphone, le chauffeur vint ouvrir les portières arrière pour y laisser entrer les deux passagers, avant de refermer puis d'aller s'installer à l'avant. Sans un bruit, la berline démarra et s'engagea sur Queen's Gate.

​- Pas mal, non ? C'est ce qu'ils font de mieux en terme de berline électrique ces derniers temps. Totalement silencieuse !

​Nils ne savait toujours pas quelle attitude prendre. On venait littéralement de l'enlever à ses recherches pour aller faire un tour en voiture au beau milieu de Londres.

​- Mr Kamprad… Quelle est cette affaire pour laquelle vous êtes venu me voir ?, questionna finalement l'ornithologue.

​A ces mots, le PDG ouvrit une sacoche de travail et en sortit un papier. Sur celui-ci se trouvait une photo aérienne d'une jungle tropicale entourée de grillages.

​- Mr Burghardt, j'imagine que vous avez suivi l'actualité ces dernières années ?

​- Eh bien, oui vous imaginez bien, mais je ne vois pas ce que cette photo aurait à voir avec l'actualité, lui répondit Nils.

​- Vous devriez donc savoir que j'ai racheté la majeure partie de la région de Mahajanga à l’État malgache il y a de cela 5 ans, et que je l'ai faite grillager après avoir évacué et réhabilité la totalité de la population qui y vivait ?

​-Oh mais bien sur ! Ça avait fait les gros titres dans les journaux du monde entier ! « Le grand Ingvar Kamprad qui rachète une région entière de Madagascar »… Que vous est-il passé par la tête pour faire cela ? Vous aviez un projet, une idée ?

​- Voyez-vous, mon jeune ami, j'ai une fortune colossale et j'ai décidé de l'utiliser à des fins plus… scientifiques. Avez-vous déjà vu les films « Jurassic Park » ?

​Nils se figea. Des rouages s'imbriquèrent dans sa tête.

- Ne me dites pas que vous avez l'intention de… Faire revivre des dinosaures, Mr Kamprad ?

​Le vieil homme éclata de rire.

​- Non, bien sûr que non ! C'est de la science-fiction, tout ça, Mr Burghardt ! Tout le monde sait que l'ADN a une durée de vie de 10 000 ans et qu'il est donc impossible d'en retrouver dans les fossiles de ces chers lézards géants disparus !

​Une quinte de toux arrêta Kamprad dans sa réplique. Déglutissant, il reprit :

- En revanche, il est possible de récupérer assez aisément des ossements d'animaux disparus il y a quelques siècles, voire quelques milliers d'années. Comme ceux que vous conservez au Muséum d'Histoire Naturelle, par exemple !

- Mais une grande partie des squelettes que nous montrons au public sont des reproductions en résine, le coupa Nils. Les originaux sont gardés sous haute sécurité pour éviter les vols.

- J'en conviens, j'en conviens, mon jeune ami. De toute façon, je ne m'intéresse pas aux collections des musées pour le moment, car j'ai moi-même mes petites propriétés personnelles, achetées aux enchères. La ou je voulais en venir, Mr Burghardt, c'est que je souhaite voir revenir à la vie des espèces préhistoriques que nous autres, êtres humains, avons pu faire disparaître à cause de notre égoïsme ou de notre perpétuelle recherche de la survie.

​La berline venait de s'arrêter à un feu rouge, sur une route longeant la Tamise. On pouvait y voir Big Ben se dresser fièrement non loin, de l'autre côté de la rive.

- Et par dessus tout, je souhaite les voir s'épanouir dans un endroit sûr et protégé, loin de la cruauté des êtres humains. C'est pourquoi j'ai choisi Mahajanga : une jungle impénétrable, facile à délimiter, qui assurerait un refuge à de nombreuses espèces.

Nils intervint à nouveau :

- C'est une bien noble cause que la vôtre, Mr Kamprad, mais vous ne pourrez jamais faire vivre un Mammouth ou un Smilodon dans cette jungle, vous en êtes bien conscient ?

- Bien évidemment, je suis peut-être vieux mais pas encore gâteux, Mr Burghardt ! Mon projet à terme est de créer une réserve de taille équivalente à Mahajanga dans chaque climat que peut nous offrir cette planète : Taïga, désert, forêt tempérée… La terre est vaste, et ce travail est si important. Mais ce n'est pas le sujet du jour, jeune homme !

Kamprad sortit une autre feuille de sa sacoche et la tendit à Nils.

- J'imagine que vous comprendrez mieux le sens de ma visite avec ceci.
L'ornithologue prit entre ses mains le papier. C'était une photo prise dans le Muséum d'Histoire Naturelle de Londres. En un clin d’œil, le visage de Nils s'illumina de joie. Il releva la tête et vit le sourire bienveillant du vieil homme. Il avait compris.

​- Vous voulez dire que vous avez réussi à… ? Il n'eut pas le temps de finir sa phrase que Kamprad acquiesçait déjà :

- Cela fait 2 ans qu'ils se baladent en liberté dans Mahajanga. Ils sont une dizaine en tout, et j'ai personnellement demandé à ce qu'on ne les dérange sous aucun prétexte pendant tout ce temps afin qu'ils s'habituent à leur environnement plus facilement. Le stress est un facteur de survie, vous savez !

- C'est tout bonnement stupéfiant, Mr Kamprad. Vous réalisez là l'un des rêves les plus fous de l'humanité, et vous m'en parlez comme si c'était naturel !

-Votre avion part dans 3 semaines, Mr Burghardt.

Kamprad avait prononcé ces mots d'une traite, prenant Nils au dépourvu. Complètement incrédule, il le fixa de ses yeux verts.

-Vous… Vous plaisantez, j'espère ?

- Pas le moins du monde, jeune homme !, renchérit le vieil homme. Si je viens vous voir aujourd'hui, c'est avant tout pour vous parler de la mission à laquelle vous prendrez part d'ici la fin du mois. Le grand public n'est pas encore au courant des travaux qui ont été menés dans cet endroit, et je compte présenter mon projet au monde entier aussitôt que vous reviendrez. Car vous allez accepter, j'imagine ?

Nils n'en revenait pas.

​- A vrai dire, je ne vois personne d'autre que vous pour aller la-bas, continua Kamprad. J'ai lu vos publications et votre thèse, et je pense que vous avez de l'avenir dans votre domaine. Aller étudier sur le terrain pendant quelques jours ne devrait donc pas vous poser de problèmes ! « Premières observations de terrain d'une espèce supposée disparue », c'est un titre qui ferait fureur dans le monde de la science, non ?
- Qu'attendez-vous de moi, Mr Kamprad ?, lança soudainement Nils, qui avait encore du mal à réaliser l'étendue du discours qu'il venait d'entendre.

- Rien de bien compliqué, mon jeune ami ! Votre travail consiste à aller au fin fond de la jungle de Mahajanga pour trouver et observer les mœurs et habitudes d'un couple dans son habitat naturel. Bien entendu, vous ne serez pas seul pour effectuer ce travail : j'ai engagé deux autres personnes, un médecin et un chasseur, que vous rencontrerez dans l'avion qui vous conduira à Antananarivo. Je suis sûr que vous arriverez à vous entendre avec eux !

- Un chasseur ? Ce n'est pas un peu paradoxal avec le discours que vous m'avez tenu ?, s'interrogea Nils.

- Rassurez-vous, il n'y aura aucun animal tué ! J'ai seulement besoin d'un peu plus que des rapports et des observations, il faut quelque chose de plus percutant pour compléter le tableau, si vous voyez ce que je veux dire ! Et puis, ce sera avant tout temporaire, je compte les réintégrer le plus rapidement possible à leur habitat. Qu'est-ce que vous en pensez ?

- Eh bien, cela me semble plutôt étrange comme démarche, mais je ne vois pas de raison de refuser. Et encore moins après ce dont vous m'avez parlé. Mais que vais-je dire à mes supérieurs ? C'est que je ne peux pas m'absenter bien longtemps à cause de mes recherches, vous comprenez…

La berline s'arrêta de nouveau, et le chauffeur sortit du véhicule. En lorgnant par la fenêtre, Nils vit le jardin du Muséum d'Histoire Naturelle se dégager derrière une grille métallique.

- Justement, nous revoici au Muséum ! Je venais non seulement vous voir pour vous convaincre de rejoindre la mission, mais aussi pour convaincre vos supérieurs de l'importance des quelques jours de « congé » que vous allez prendre à la fin du mois, fît Kamprad avec un sourire amusé.

La portière arrière s'ouvrit et Nils vit la silhouette du chauffeur qui se tenait à côté. Les deux hommes sortirent de la Berline et se dirigèrent tranquillement vers l'entrée du Muséum tandis que le chauffeur refermait la porte derrière eux, avant de s'installer de nouveau à l'avant du véhicule pour se garer plus loin.

​Sur la banquette arrière se trouvait encore les feuilles que Kamprad avait sorti de sa sacoche de travail. Sur la seconde se trouvait effectivement une photo prise dans le Muséum d'Histoire Naturelle de Londres, quelques mois auparavant. On pouvait y voir un squelette. Mais pas n'importe quel squelette. Celui d'une espèce disparue il y a de cela un millénaire, qui vivait également dans une forêt tropicale. Pour ainsi dire, il est très probable qu'au XI eme siècle, cet animal se baladait librement dans la région de Mahajanga.

Æpyornis Maximus, L'oiseau-éléphant de Madagascar.

- Sorren

Bas de page

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