TEXTES & RECITS

Retrouvailles

Musique d'ambiance : Ludovico Einaudi - Una Mattina

Marche rapide.
Je lève lentement les yeux vers le ciel. Celui-ci est nuageux, terne, sans saveur. Les restes de la pluie battante de la veille ont modifié les façades des bâtiments alentours. De gris clair, ils sont devenus gris foncé. De gris lumineux, ils sont devenus gris sombre. Triste.
D'un geste pressé, mais précis, je rajuste mon écharpe. Celle-ci flottait dans mon dos, cherchant à retrouver une liberté qu'elle n'avait jamais gagné. Je la replace sous mon cou, elle ne résiste pas.
Je passe une ruelle, puis une autre, d'un pas toujours aussi déterminé. Débouchant sur une petite placette, je fais face à une imposante église. Ce travail architectural, une véritable merveille...
Je continue ma route, sans m'arrêter, sous l'3oeil menaçant mais bienveillant des quelques gargouilles postées plus haut, gardiennes inflexibles de l'édifice. Tournant au coin de l'église, je me retrouve dans une plus grande rue. Il n'y a plus à réfléchir : je dois marcher droit devant.
Plus j'avance, plus je sens mes entrailles se nouer, mon cœur battre d'un rythme effréné. C'est le trac. Pourtant, il n'y a aucune raison d'être stressé. Après tout, cela ne fait pas si longtemps...
Le canal se profile au bout de la rue, et avec lui un pont, petit mais non moins imposant. L'un des différents endroits permettant d'accéder au Centre-ville.
Presque perdu dans mes pensées, et la contemplation de ce lieu, je me ressaisis et entreprends de parcourir de mes yeux l'endroit dans sa globalité

​Et soudain, je te vois.
Le temps se fige quand nos regards se croisent. Tu es toujours si belle, si innocente, avec tes yeux d'un bleu pur et profond comme les eaux immaculées d'un océan, calme et sans aucune équivoque.
L'un vers l'autre, nous marchons. Cela semble prendre une éternité. Le monde extérieur ne nous importe plus, désormais. Seul compte ce regard que nous nous rendons.
Un battement de paupières, et nous voilà face à face. Ce qui avait semblé durer une éternité s'était en fait déroulé en quelques instants. Déjà, nos bras se rejoignent et nous nous enlaçons. Je sentis à ce moment tout le trac et le stress accumulés se libérer de mon corps et de mon esprit, remplacés par une simple émotion, mais bien vive, colorée et flamboyante : l'amour.
Nos lèvres, lentement, se collent les unes aux autres, sans un bruit, tout en douceur. Ce baiser dure quelques secondes, pendant lesquelles ma tête était entièrement dénuée de toute pensée constructive. Seule subsistait une phrase.
Lorsque nous nous décollons, je t'entends murmurer :
" Tu m'as manqué."
Alors je te regarde, et te réponds :
" Toi aussi, tu m'as beaucoup manqué."
Tu enfouis encore ton visage dans mon écharpe, comme tu le fais souvent lorsque tu es fatiguée ou gênée. Et alors, je te susurre à l'oreille ces mots :
" Je t'aime."
Je vois alors ton visage se relever, me regarder, et un sourire empli de joie se dessine sur tes lèvres. Ce sourire qui te rend encore plus angélique que tu ne l'es déjà.
Tu m'embrasses de nouveau, puis tu me prends la main pour m'entrainer jusque chez toi.

Vraiment, oui, je t'aime plus que tout en ce monde.

- Sorren

Bas de page

Tambourine,
Comme un fou
Mon cœur.
Plié et replié

Comme du papier
Maché.

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