TEXTES & RECITS

La femme au parapluie

L​a ruelle était sombre, déserte. Le temps, capricieux, masquait en partie la pâleur de la Lune, unique source de lumière dont les reflets blanchâtres laissaient entrevoir tuiles ruisselantes et carreaux de fenêtres poussiéreux. Tout n’était qu’ardoise et charbon, exceptée la faible lueur fantomatique engendrée par l’astre blafard dont le jeu avec les nuages diminuait l’intensité. Seul le clapotis des gouttes résonnait sur les pavés, offrant une sérénité rare et imperturbable dans ce lieu qui pourtant pourrait inspirer une certaine crainte liée aux contes cauchemardesques de la nuit. Mais il n’en était rien. Le rythme engendré par la pluie avait quelque chose de rassurant, de reposant. Au milieu de cette scène mystique et agréable, le temps se retrouva soudainement suspendu, l’équilibre ébranlé.
Tout d’abord, un claquement se fit entendre, une cadence brisant la douce mélodie de la pluie. Malgré ses talons hauts, inadaptés au chemin de pierre, sa démarche était assurée. Sa silhouette fine commençait à se dessiner au loin, elle semblait frêle et fragile. Ses petits doigts, crispés, s’accrochaient désespérément à son parapluie. Elle dégageait maladresse et assurance, un contraste étonnant et d’une étrange beauté. Un frisson la parcourut, la froideur de la nuit sur son corps trempé frigorifiait la jeune femme, et ce, malgré son long manteau. D’un rouge éclatant, il lui descendait jusqu’aux genoux, dévoilant en partie ses jambes nues. Elle apporta la lumière là où se dressait l’obscurité, une innocence au milieu de cette noirceur. Elle traversa la ruelle, marqua le temps de sa présence, éblouissant les pavés et les façades. Elle captiva le monde de sa beauté singulière. Puis, sa silhouette devint floue, le son de ses pas ne fut plus qu’un lointain écho. Elle était partie, et le temps qui était suspendu reprit alors son cours. Ce fut comme si sa venue n’avait été qu’un mirage. Les gouttes d’eau reprirent leur course dans la pénombre de la nuit.

- Shayera.

Bas de page

Tambourine,
Comme un fou
Mon cœur.
Plié et replié

Comme du papier
Maché.

Country%20House_edited.jpg

La valse

Notre Idylle… Romance qui fut un jour ouvrée Qu’un autre jour désœuvrée On s’est aimé comme deux amants D’un amour sacré, en tout temps

Country%20House_edited.jpg

Samhain

Je m’appelle Caroline Fletcher. J’ai 15 ans. J’habite à St David’s au Pays de Galles. Aujourd’hui nous somme le 13 septembre 2020. J’entame la première page de ce carnet. C’est...

Country%20House_edited.jpg

Plats de pâtes

Elles nous regardent avec envie, Gargouillis de notre ventre affamé, Des lasagnes, tagliatelles, fusillis, spaghettis,...

Country%20House_edited.jpg