TEXTES & RECITS

Infinité

Regarde-moi. Fixe mes yeux. Tout se passe ici. Il n’y a plus rien autour de toi. Tu n’entends plus rien sauf ma respiration. Plus rien sauf ta respiration. Tu ne vois que moi et mes yeux. Et dans ceux-ci, tu te vois toi. Abasourdi, tu recules d’un pas. Tu ne t’es pas reconnu. Mais tu as reconnu des émotions. La peur. L’angoisse. La haine. La mélancolie. La jalousie. L’espoir. L’amour.

Tu t’es vu marcher, contre vent et marée, contre terre, contre mère, contre père. Contre Homme et contre société. Bravant insultes et regards. Mais tu ne peux te décrocher du mien. Parce que je suis ton miroir, je suis toi. N’importe où tu es je le suis aussi. Et au fond de mes yeux, t’y a vu la petite cage de lumière. Cette splendeur qui grandissait, cette candeur qui s’affirmait, cette acclamation de bienfaisance. Cette beauté pittoresque. Tu luttes en vain, mais comment peux-tu donc ne serait-ce qu’essayer. Quand ton regard, toujours encré au mien, se met à danser. Les flammes brûlent la rétine, la peau et tu te rapproches. Tu as chaud et tu as soudainement froid.
​Tu ne vois que moi. Tes yeux dans les miens, incapables de voir autre chose, mais tu le sais et tu le sens. Tes mains bougent, attrapent ma taille. Attrapent ma main. Et tes pieds cavalent sous l’incandescence de la scène. On se retrouve projeter autre part. Mais tu vois encore la peur. L’angoisse ne te quitte pas. Malgré l’espoir, malgré l’amour, malgré la vie. Tu gardes rancœur et abandon. Une boule de rage enflamme tes yeux et tu le vois. Comme si rien ne pouvait te sauver. Pas même moi. Pas même mes yeux. Que tu gardes juste pour toi. Accaparé de mon regard, on explore l’univers. Le tien, le mien. L’ensemble d’un tout et d’un rien.

Tu tournes. Et tu ne sais pas. Tu te sens à la fois entier et brisé. Ce n’est plus tes yeux ni ta peau, mais ton ensemble qui se met à brûler. Tu as chaud. Tu as froid. Tu voudrais que tout s’arrête. Parce que mes yeux sont le miroir de ton âme. Tu ne peux plus rien faire. La danse du diable ne veut pas s’arrêter, elle ne peut pas. Tu t’étais promis de ne jamais y retomber. Tu as fait pire, tu y as succombé.

C’est ce qu’on appelle la vie. L’amour. La peur. L’angoisse. La haine. La mélancolie. La jalousie. L’espoir. Reflet de ton âme ou pas, je suis toi. Mes yeux percent le moindre de tes secrets. Domptent tes songes. Apprivoisent rêves et cauchemars. Appréhende ton corps. Accapare tes émotions. Enflamme ton enveloppe charnelle.

La nuit.

Le jour.

Lune et Soleil.

Matin et Soir

L’Homme.

Étoiles et millénaires. Brûlent mille et une poussières. Pour ne finir sans rien. Pour ne finir que rien. Pour n’être pas.

Evaporation.

- Lily

Bas de page

Tambourine,
Comme un fou
Mon cœur.
Plié et replié

Comme du papier
Maché.

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