TEXTES & RECITS

Dernière trace

Sous le vent du matin, qui caresse mes cheveux courts, je respire enfin. Il est si tôt que le soleil ne pointe pas encore le bout de son nez. Cependant, sur cette colline, tout me semble illuminé. Le ciel sombre est légèrement étoilé, il se fait plus bleuté, plus clair … l’été s’en vient. Ma respiration ralentie, alors que je m’assoie dans l’herbe humide. Je ne pourrais jamais m’habituer à cette montée que pourtant, j’affrontais chaque jour. Fermant les yeux quelques secondes, l’odeur qui me vient me ranime. Mes sens se baladent. Je sens à nouveau l’air sur ma nuque, et sur mes pommettes. Je sens l’herbe mouillée sous mes fesses. Je sens le froid matinal sur le bout de mes doigts. J’ai cette sensation d’être en vie. Et puis j’entends tout les bruits alentours. J’entends les craquements du bois derrière moi, j’entends les insectes qui bruissent dans l’herbe, les chants des oiseaux, les hululements. Ce n’est que quelques secondes pour me rappeler que nous sommes tous pareil. Tous humain. Pas infaillible. En rouvrant les yeux, mes mains se promènent sur l’herbe à mes côtés. J’aime ces sensations qui me parcourent. Celles qui s’extériorisent en une fausse valse, en un balais naturel. Comme une danse contemporaine. En deux battements de cils, quelques minutes s’en sont passées. Au loin déjà j’aperçois les lueurs orangées. Il est l’heure. Je me relève, tandis que petit à petit mon ami se lève. Je m’époussette, regarde autours de moi une dernière fois pour aujourd’hui. Chaque choses qui m’entoure m’encourage. Mes pieds alors, se déplacent, l’un devant l’autre. Je commence à courir cette pente. A travers le champs. Face à ce qui m’attends. Mon ami m’accompagne de ses lueurs réconfortantes. J’avale chaque pas, chaque mètre comme le dernier et le soleil se joint à mon propre balais. Chaque pas que je fais est un hommage, chaque pas est un récit, chaque pas est une légende. Mon esprit s’en va avec lui, mon corps s’en lève. Et derrière ma trace, le chemin s’efface. En haut de cette colline, je m’aperçois. En bas dans cette maison, celle qui fut mienne autrefois, une lumière jaillit. Ma mère sort déposer des fleurs sur une tombe. L’aurore annonce le temps. Et tandis que le soleil complète le ciel, je m’enlace aux étoiles.

Bas de page

Tambourine,
Comme un fou
Mon cœur.
Plié et replié

Comme du papier
Maché.

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La valse

Notre Idylle… Romance qui fut un jour ouvrée Qu’un autre jour désœuvrée On s’est aimé comme deux amants D’un amour sacré, en tout temps

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Samhain

Je m’appelle Caroline Fletcher. J’ai 15 ans. J’habite à St David’s au Pays de Galles. Aujourd’hui nous somme le 13 septembre 2020. J’entame la première page de ce carnet. C’est...

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Plats de pâtes

Elles nous regardent avec envie, Gargouillis de notre ventre affamé, Des lasagnes, tagliatelles, fusillis, spaghettis,...

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