Nous étions ses bijoux

Article publié le

12 octobre 2020 à 10:06:59

par

Telesia

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Nous étions ses bijoux

Anne Mélahel

Témoignage

Autoédition

IL Y A QUELQUES MOIS, Anne Mélahel publiait son autobiographie autoéditée : Nous étions ses bijoux. Témoignage poignant d’une jeune fille devenue femme accomplie, elle est désormais mariée et mère de plusieurs enfants. Mais qu’en-est-il réellement ? Si Anne a décidé de partager son histoire, c’est qu’elle a cette particularité poignante, cette sensibilité bouleversante liée à un passé trop pernicieux. Victime d’une éducation stricte et plus sévère que nécessaire, ce n’est qu’aux prémices de sa majorité qu’elle prend réellement conscience du caractère pervers de son environnement. C’est d’une main de fer que sa mère, Elle, parent pervers narcissique, règne sur la vie de famille. S’il a fallu de nombreuses années pour à son mari et à ses filles pour s’en rendre compte, il leur faudra toute une vie pour se libérer d’une emprise tyrannique.

*    *    *

En 1987, Anne Mélahel n’avait que 17 ans. Au terme de son adolescence, de nouvelles rencontres lui font découvrir un monde nouveau. Amour parental, principes plus souples et valeurs plus chaleureuses. Incertaine et malheureuse sans même en être consciente, elle se « dirige d’un pas fragile vers [son] futur. » Jeune fille docile et influençable, c’est depuis son plus jeune âge qu’elle semble formatée, conçue pour obéir aux ordres et soigner les apparences. Sa prise de conscience progressive lui permettra de considérer son malheur, tandis qu’elle-même finit par affirmer ce qui suit : « […] douleur dont je ne suis moi-même pas consciente ! ».

► « PAR DEFINITION UN BIJOU EST UNE PARURE. C’EST EGALEMENT AINSI QUE JE DEFINIRAIS LE RÔLE DE L’ENFANT D’UN PERVERS NARCISSIQUE. »

« Moi… qui suis habituellement si effacée et mal à l’aise », Anne Mélahel, mal dans sa peau, renvoie une image imperturbable de l’enfant parfait. Objet de prestige de ses parents, elle est la preuve d’un pseudo rang social donc sa mère ne peut se passer. Désireuse de démontrer sa réussite sociale, elle s’orne de parures, de « bijoux » dont elle ne cesse de contrôler l’éclat. Cette mère, Elle, avec une majuscule représentative de sa suprématie et de la crainte qu’elle inspire, « Elle… […] pervers narcissique ! » L’éducation du paraître qu’elle met en place et qu’elle maintient jusque dans ses derniers souffles accorde à sa famille un superficiel incroyable. Le matériel a plus d’importance que les êtres vivants, le matériel est sacré. Le parent pervers narcissique exerce son influence sur l’enfant intérieur de sa descendance, jouant un rôle primordial sur ses positions de vie. Il instaure la fierté des apparences, puis la crainte, et ira jusqu’à menacer afin de conserver son pouvoir sur l’autre. D’une mauvaise foi sans pareil, il laisse une empreinte définitive sur son enfant. « Vais-je trouver la force de survivre à demain ? »

​Anne Mélahel ne se souvient pas des détails de son enfance : ses derniers souvenirs remontent à son adolescence. Ce qu’il lui reste néanmoins, c’est un « sentiment de malaise ». Alors que son inconscient refoule les souvenirs douloureux pour préserver Anne, les conséquences n’en sont que plus désastreuses. La prise de conscience est brutale. Il ne suffit que d’une rencontre pour que l’humiliation surgisse. Une désillusion qui n’aurait su trop tarder. A cette époque, Anne « apprend la différence entre une mère et une maman. » Ce qu’elle observe chez les autres n’a jamais été vrai chez elle. Jeu psychologique d’une ampleur sidérante, la relation mère / fille devient critique lorsque cette dernière gagne en initiative et indépendance. De soumise à victime, Anne devient persécutrice en tenant tête à celle qu’elle ne nomme jamais.

​Les répercutions d’une telle éducation sur l’inconscient de la jeune femme sont légion. Comportements incontrôlables, réactions disproportionnées, Anne Mélahel craque : « Je court-circuite ! ». Accompagnée de sa petite famille, elle passe de traitement en traitement et des échecs aux étincelles d’espoir. « Devenir maman m’a permis de quitter ma place d’enfant. ». Et pourtant, la peur est toujours présente. Le besoin de reconnaissance parentale n’est jamais réellement compensé par l’amour familial. Et pourtant…

Nous étions ses bijoux est un témoignant émouvant, touchant, et empreint de vérité. S’il a pour but d’informer les lecteurs, il est aussi pour ceux et celles qui se retrouveront dans les écrits d’Anne Mélahel. Mettre au jour le comportement infâme d’un parent narcissique, sans possibilité de s’en affranchir est pour beaucoup un défi de toute une vie. Humble et à la fois fière de son chemin sur la voie du bonheur, Anne Mélahel convainc par sa volonté d’y parvenir. Une autobiographie qui mérite d’être lu, un récit à partager.

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"Merci, merci, merci. Que d'émotions qui se bousculent en moi une fois encore !
Telesia, je suis profondément touchée par la tangibilité avec laquelle vous avez su retracée mon histoire. En lisant votre chronique j'ai eu l'étrange sensation de Voir le film de ma vie se dérouler devant moi.
Vous avez donné vie à mes mots, provoquant en moi un soulagement incroyable ! Je dois, en effet, avouer qu'il m'arrive encore parfois de douter que tout cela est arrivé ... est pourtant, je le sais, j'y étais !
Merci Telesia.
Anne Mélahel"

Synopsis

Par définition un bijou est une parure.
C'est également ainsi que je définirais le rôle de l'enfant d'un Pervers Narcissique!
Ces manipulateurs enfin démasqués dans le monde du travail ou dans les couples. Les multiples articles parus dans les magazines, ou sur la toile, permettront peut-être à leurs victimes adultes de se reconnaitre et d'adopter l'unique solution efficace : la fuite !
Cependant, comment faire quand on est l'enfant d'une telle personnalité ?

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