Max

Article publié le

8 octobre 2020 à 14:01:23

par

Telesia

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Titre original :

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Date de sortie :

Genre :

Pages :

Max

Sarah Cohen-Scali

2016

475

Historique

Jeunesse

Alors que les évènements de la seconde guerre mondiale paraissent encore frais dans l’esprit de beaucoup d’entre nous, l’écrivaine Française Sarah Cohen-Scali nous lègue l’histoire particulière de Konrad von Kebnersol -dont le premier prénom sera Max-, premier né du programme Lebensborn.

*    *    *

Le programme en lui-même est déjà très dur à cautionner. Très brièvement, il s’agit de concevoir de parfaits aryens grâce à une « production massive » de bébés, ayant pour parents des aryens purs sélectionnés avec rigueur.

Comme pour beaucoup d’autres romans traitant de cette part de l’histoire, le point de vue qui nous est donné a pour faculté de nous consterner. En effet, le lecteur a souvent tendance à se ranger de l’avis du personnage principal, surtout lorsque celui-ci est le narrateur. Par ailleurs, l’écrivaine a su tourner les évènements de manière à ce que Max devienne un personnage attachant et, malgré tout, son obsession pour son Führer est communicative: il m’est arrivé -à mon grand désarrois- , de penser à lui comme à une autre personne qu’il fut en réalité.

Max n’est qu’un enfant, et on s’y attache facilement. C’est là qu’est pour moi le côté malsain du roman: se ranger du côté de Konrad, c’est cautionner ses pensées. Lorsqu’il lui est venu pour les premières fois l’idée de mettre en doute la suprématie de l’Allemagne, je me suis surprise à souhaiter qu’il se reprenne. D’un autre côté, j’ai longtemps souhaité que son compagnon de vie, son « grand frère », devienne un grand patriote de la nation.

Encore maintenant, en écrivant cette chronique, je tremble à la pensée qu’au final, il n’est pas si difficile de modifier un avis, de manipuler des pensées, un cerveau… Le roman de Sarah Cohen-Scali est en cela très dur, et pour le comprendre et être capable de prendre du recul sur sa lecture, il est très peu recommandable aux jeunes lecteurs et lectrices.

Somme toute, ce récit poignant et emprunt de vérité, bourré d’informations culturelles, et retournant, mérite de faire le tour du monde.

Synopsis

19 avril 1936. Bientôt minuit. Je vais naître dans une minute exactement. Je vais voir le jour le 20 avril. Date anniversaire de notre Fürher. Je serai ainsi béni des dieux germaniques et l’on verra en moi le premier-né de la race suprême. La race aryenne. Celle qui désormais régnera en maître sur le monde. Je suis l’enfant du futur. Conçu sans amour. Sans Dieu. Sans loi. Sans rien d’autre que la force et la rage. Je mordrai au lieu de téter. Je hurlerai au lieu de gazouiller. Je haïrai au lieu d’aimer. Heil Hitler ! »Max est le prototype parfait du programme « Lebensborn » initié par Himmler. Des femmes sélectionnées par les nazis mettent au monde de purs représentants de la race aryenne, jeunesse idéale destinée à régénérer l’Allemagne puis l’Europe occupée par le Reich.

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