Les survivants d'Aglot

Article publié le

12 octobre 2020, 09:32:02

par

Telesia

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Les survivants d'Aglot

Delphine Biaussat

2017

Fantastique

Anthony, nouveau gardien à la prison de la ville, et Emilie, l'une des détenues, vont coopérer pour survivre. Comme phrase d’accroche, on trouve rarement plus commun. Et pourtant, elle n’en est pas moins efficace. De par son titre et sa quatrième de couverture – il n’empêche un tant soit peu révélatrice –, Les survivants d’Aglot est un roman qui attire. Œuvre à mystères, elle se décompose en toute logique en deux phases plus ou moins distinctes. Elle est d’une Fantasy légère et abordable, agréable. Delphine Biaussat offre à ses lecteurs un récit simple accessible à tous.

*    *    *

Le principe d’un roman tel que Les survivants d’Aglot, c’est d’instaurer dès le départ un environnement à suspens, un mystère planant au-dessus de l’intrigue. Contre toute attente, Delphine Biaussat transmet très rapidement au lecteur l’ambiance macabre du tragique. Au sein d’une routine bien ancrée, l’élément déclencheur survient sans prévenir. Tout un chacun aurait la perception nécessaire pour finalement déduire que, certes, les événements étaient prévisibles. Il suffit d’une phrase, d’un détail pour que l’ensemble devienne une suite logique. En revanche, se douter du scénario, en avoir une idée de plus en plus précise sans pour autant pouvoir justifier ses hypothèses devient vite frustrant… De manière positive.
L’attente régulée, et la frustration mesurée et prévues par l’auteure ont un effet de plus en plus marquant sur le lecteur. De manière implicite, il subit une montée d’adrénaline par paliers. D’une part, il est pris par l’intrigue : captivante, elle ne tourne autour que d’un mystère principal, et ne compte que très peu de questionnements annexes. Au sein d’un récit court comme celui-ci, il n’est pas utile de faire fuser les mystères dans tous les sens, puisque les longueurs auront très peu de chance d’apparaître. D’autre part, le travail de l’auteur sur les champs lexicaux incite à l’immersion plus ou moins complète du lecteur au sein du roman. Le vocabulaire fataliste, le dosage des termes permet d’ajuster le taux d’émotions véhiculé par le récit.
La simplicité ancrée au sein de l’œuvre de Delphine Biaussat, c’est ce qui caractérise au mieux sa délicatesse. Certes, Les survivants d’Aglot n’épargne pas forcément les âmes sensibles. Cela dit, elle y instaure un contraste entre la magie d’une douce Fantasy et l’horreur des événements. De ce fait, bien que l’intrigue n’ait rien de bien compliqué, l’auteure livre un récit recherché et travaillé. A travers un scénario classique, elle délie les préjugés en remaniant l’histoire au gré de ses envies. Il s’agit d’une œuvre très peu scientifique, et donc assez fantaisiste. Aussi le lecteur se concentre-t-il sur le dénouement principal, sans laisser ses questionnements prendre le dessus. Au final, si la fin paraît brute, il n’apparait aucun arrière-goût d’inachevé.

Les survivants d’Aglot, en somme, c’est un roman captivant. Un court page-turner rapidement terminé. Un épisode parmi tant d’autres. La légèreté de l’intrigue, ainsi que l’intérêt porté aux protagonistes, prodiguent au lecteur l’originalité dont il a besoin face à un scénario si ordinaire. Il s’agit d’un classique original. Un récit simple, mais recherché. Une œuvre à conseiller.

Synopsis

C'est la catastrophe à Aglot : les morts se relèvent ! Ils détruisent tout sur leur passage. Anthony, nouveau gardien à la prison de la ville, et Emilie, l'une des détenues, vont coopérer pour survivre. Entre tensions et révélations, ils vont tenter de percer le mystère de cette invasion. Réussiront-ils à sauver les citoyens, et envisager un avenir heureux ?

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