Les carnets de bord du Capitaine Hugo Lebracq

Article publié le

13 octobre 2020, 09:16:15

par

Telesia

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Les carnets de bord du Capitaine Hugo Lebracq

Lucille Cottin

2019

145

Philosophie

Contemporaine

Lucille Cottin, Messine d’origine, est de ces auteurs à la plume légère et diversifiée. Sans pour autant s’éparpiller sur de trop nombreux genres littéraires, elle couvre un large panel de styles de par ses nouvelles et novellas, qu’elle signe d’une narration tout à fait particulière. En 2015, Lucille marquait les esprits avec Freddy Stratton et Le Sourire. D’abord publiée chez L’Arlésienne, ce sont les Editions Aquilon qui prennent en charge son tout dernier récit : Les Carnets de Bord du Capitaine Hugo Lebracq. Disponible en vente depuis le 2 Octobre, l’œuvre s’immisce dans les pensées rocambolesques d’un voyageur tanné par l’existence. Un ouvrage poétique dont les tenants rivalisent avec la prose classique. Une philosophie contemporaine comme on n’en fait plus, où le temps et l’espaces deviennent des notions futiles.

*    *    *

Hugo Lebracq, Capitaine d’un navire qui n’est plus. Un homme forgé par un vécu plus ou moins éprouvant. L’esprit léger et l’imagination forte, le Capitaine parcourt le monde jusqu’à s’en oublier pour totalement s’ouvrir à son environnement. Il écrit et rédige ses expériences, si bien qu’au travers de ses carnets de voyages se transmet le sentiment qu’il n’est plus que le reflet de son existence, le réceptacle d’un nombre incalculable de souvenirs et de connaissances.
« Les miroirs me renvoient mon reflet en plein visage. Je me baisse et parviens à l’éviter. »
L’image qu’il renvoie ne compte plus ; elle est loin de représenter sa personne. Tout est à l’intérieur, tout est à l’extérieur. Hugo Lebracq sait ce qu’il vaut. Il se décrit comme un auteur libre de pensée un peu extravagant, couchant telles quelles sur le papier ses innombrables observations. A sa façon de plonger au cœur des êtres qu’il rencontre s’ajoute son ambition de marquer les esprits de sa philosophie. Il fait de ses écrits une autre perception du monde qui les entoure tous.

« Mine de rien, la réalité, quelle chianterie ! »

Hugo Lebracq est un solitaire. Le « vilain petit canard » hors conventions sociales. Il remet en question les mœurs à l’issue d’une prise de recul volontaire. Il pense par lui-même, et crée malgré lui de nouvelles valeurs pour la société. Une façon de poser son empreinte quelque part, au sein de l’univers.

« Nous sommes maîtres de nos destinées toutes tracées, parce que chaque jour décide de la boucle répétitivement morne du lendemain »

Lucille Cottin aborde la question de l’existence de manière très explicite. Au-delà de la réflexion divergente de son protagoniste principal, elle instaure un scénario singulier pour lequel le temps et l’espace n’ont plus aucune influence sur la réalité de son univers. Aussi les lignes de la vie ne figent-elles rien. Ce qui est accompli de notre vivant mène à des répercussions post-mortem sur lesquelles nous n’avons aucun contrôle. La réussite ou l’oubli ; les scandales ou les révolutions.

L’expression poétique du récit lui donne un aspect onirique. L’incohérence des premières lignes souligne l’importance des messages cachés tout au long de l’œuvre. Comme le laisse entendre la première de couverture, Les Carnets de Bord du Capitaine Hugo Lebracq instaure un rythme de balade, et une atmosphère paisible, sereine. Une sorte de rêve éveillé, une prise de recul sur l’existence si bien qu’il ne s’agit plus de subir, mais de ressentir.

C’est au gré de nombreuses comparaisons et métaphores que Lucille Cottin crée une douce mélodie littéraire, une « alchimie verbale » soulignée de jeux de mots légers er rythmés. Un roman intéressant qui a tout l’air d’un récit de pensées, dont la cadence n’est pas sans rappeler l’œuvre de William Faulkner : Le bruit et la fureur. Tout est très flou, mais c’est au fil des pages que l’ensemble s’éclaircit. Une réussite pour l’auteur, qui n’a de cesse de surprendre ses lecteurs. De quoi remettre en question les croyances fondamentales sur la vie et la mort, sur l’avant et l’après.


"Tu crèves d’être libre mais tu ne l’es pas. Toujours, il te faut t’enfermer dans une espèce de confort bourgeois bien propret. C’est pour cela que tu stagnes, là-bas : tu t’enfermes dans des cages et refuses d’en sortir s’il n’y en a pas une autre au bout de ton chemin."

Synopsis

« On lit et erre »

Surtout quand on s’appelle Hugo Lebracq. Ce Capitaine onirique voyage à travers la littérature et l’art. Au cours de ses pérégrinations esthétiques, il fait de nombreuses rencontres : Rimbaud, Nino Ferrer, Einstein... Pour le Capitaine Hugo Lebracq, le temps, l’espace et la mort sont loin d’être des limites, mais de vastes espaces à explorer...

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