Le sourire d'un Ange

Article publié le

13 octobre 2020, 06:31:54

par

Telesia

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Titre original :

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Le sourire d'un Ange

Marie Nocenti

2018

320

Romance

Drame

Contemporaine

​« Le livre a tellement plu que IS Edition a exceptionnellement dérogé à sa règle de ne pas faire de réédition pour le publier à nouveau ! » C’est une seconde réussite pour Marie Nocenti qui, après Dies irae – Les larmes de sang, publie Le sourire d’un Ange chez IS Edition. Une « romance sur fond dramatique », un récit douloureux, reflet d’une réalité parfois difficilement acceptable. D’un côté, Luukas, guitariste professionnel depuis 15 ans, voit son mariage s’oxyder au gré des saisons ; de l’autre, Elisa, jeune maman, perd soudainement ses piliers les plus porteurs. Sans grande prétention, c’est avec une humilité tangible que Marie Nocenti livre son œuvre, axée sur l’acceptation du drame et la volonté de vivre. Un roman simple, épuré, sur la résilience de chacun face aux événements tragiques de la vie.

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« Si une relation d’amour commence de façon spontanée, elle ne dure que parce que nous le voulons bien. »
Patience, humilité, volonté et courage. Quatre vertus indispensables à la durabilité des relations. Un père contraint de s’occuper seul de son enfant, et une mère en proie à la plus grande tristesse qui soit. Lorsque les ressentis surgissent au dépend de sentiments amoindris, et que l’exaspération l’emporte sur la tolérance, la cohabitation de devient difficile. Et pourtant, au travers de la tragédie naissent les regrets, face aux relations houleuses qui se sont terminées sur un désaccord cuisant ; et le poids de la culpabilité pour ceux qui sont restés en vie.

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► "Je n'ai plus rien à porter à part moi-même."
Le sourire d’un Ange, c’est le récit douloureux d’une jeune mère ayant tout perdu. Si la première échappatoire réside dans l’oubli, elle n’est que temporaire. Les souvenirs en crue soulèvent la douleur d’un être éploré, et les hallucinations soulignent un déni puissant.
Alors qu’Elisa glisse sur un avenir dépourvu de raison de vivre – son fils, le fruit de ses entrailles, laisse un vide commensurable en son sein –, elle se laisse peu à peu ronger par la culpabilité vis-à-vis de son dernier rapport avec un mari trop violent, mais éprouvé par son existence. Bien entourée, elle est pourtant elle-même son seul remède. Aussi ses proches ne peuvent-ils qu’observer et accepter sa condition, tandis que la jeune Elisa lutte à peine pour franchir le déni, et accepter son deuil. L’éventualité du suicide devient la seule solution, car « elle n’a plus la force d’avancer », pleinement consciente des êtres aimants qu’elle laisserait derrière elle.
Marie Nocenti soulève une question fondamentale. « Aucun parent ne devrait enterrer son enfant. » Et sa protagoniste, Elisa, en a fait l’expérience. En abandonnant, elle transmet son fardeau à des parents dévoués, rongés par l’inquiétude, et proches de la résignation : « la peur […] avait laissé place à un sentiment d’attente insupportable. » Prisonnière du passé, et effrayée face à l’avenir, la jeune femme est confrontée à un dilemme draconien.

► Destinées tragiques mais complémentaires.
​Au cœur de la Finlande, Luukas vit une situation similaire, si bien qu’il se force à avancer sans pouvoir combler un vide oppressant. Sa responsabilité vis-à-vis de son fils entre en conflit avec son travail, devenant pour lui un moyen d’oublier le passé ne serait-ce que quelques instants.
Elisa et Luukas, ce sont deux destinées tragiques à la complémentarité rigoureusement parfaite. La française « ne voulait rien laisser au hasard », mais l’énorme coïncidence de leurs malheurs aura raison de leurs avenirs, désormais emmêlés.
Pour l’enfant, ce fut un retour en arrière brutal, la vision d’une mère perdue dans les eaux calmes ; pour la jeune femme, c’était un mirage, un miracle, un ange venu lui redonner espoir. Aux prémices de la folie, le sourire d’un Ange apparaît comme une bouffée d’air pur.
Deux inconnus en proie à une vision du passé si réelle, si similaire. Mais cette fois, ils iraient au bout des choses.

"- Cette fois, j’ai réussi.
- Comme si l’histoire se répétait."

​Deux destinées laissant dans l’esprit de l’autre une empreinte indélébile, éclatante de lumière… comblant un vide incommensurable.

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​Finalement, les difficultés forgent le caractère. Le sourire d’un Ange, le récit d’un lent réveil, d’un éveil tardif. Une vie pour une vie. Redécouvrir l’existence à travers une routine simple et nouvelle, dans un environnement inconnu. « Une pizza reste une pizza ». Le moyen pour Elisa, Luukas et le jeune Mattias de renouer avec un passé douloureux ; de faire tomber les barrières d’une souffrance indescriptible.
Marie Nocenti livre un récit incroyablement simple, empreint d’une sincérité émouvante et bouleversante. La simplicité avec laquelle elle annonce les faits accentue considérablement la brutalité des événements, si bien que la suite du roman agit comme un baume apaisant.
Une lecture légère, touchante.

Synopsis

Un accident sur la route des vacances et la mort fauche brutalement une famille. Grièvement blessée, Elisa assiste, impuissante, à la mort de son bébé brûlé vif dans l’explosion de sa voiture. S’en suivent des mois de rééducation dans la douleur et la souffrance de l’absence. Malgré l’amour de ses parents, Elisa ne se remet pas de la perte de son enfant et décide d’en finir.
Mais la mort se dérobe quand elle sauve un enfant de la noyade. Lui aussi a perdu un être cher. Un seul regard suffit pour nouer entre les deux personnages un lien plus fort que la mort, unis à jamais par une dette de vie.
Hantée par le regard de l'enfant, Elisa ira jusqu’en Finlande pour le retrouver et tenter de fuir ses propres démons

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