Le Fléau - T1

Article publié le

14 janvier 2021 à 14:43:33

par

Telesia

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Titre original :

Auteur : 

Date de sortie :

Genre :

Pages :

The Stand

Stephen King

1992

510

Horreur

Science-Fiction

Le Fléau est d’abord publié en 1978 en une version abrégée dépourvue de nombreuses scènes au caractère descriptif dont l’intrigue principale pouvait apparemment se passer, selon les éditeurs. En 1990, Stephen King, le Roi, décide de corriger ce manquement en intégrant à nouveau ces passages, persuadé qu’ils construisaient une identité propre au roman, mais surtout aux protagonistes qui y prennent vie : eux aussi ont droit à leur histoire.
Ce récit s’articule autour d’un contexte simple dont l’élément principal est d’actualité. Fort de sa maîtrise, Stephen King entraîne son lecteur grâce à une plume envoutante – c’est réellement le mot –, l’incitant à suivre l’auteur n’importe où pourvu qu’il dévoile finalement ses mystères, cuisinés finement et relevés intelligemment. Ceci est l’histoire du Fléau, craint de tous ceux qui n’y ont pas encore succombé.

*    *    *

Qui aurait cru qu’un chef d’œuvre puisse traiter d’un sujet tant abordé qu’il en devient repoussant ? Combien – si tant est qu’on puisse quantifier cette donnée – de scénarios de films, de romans ou encore de théories complotistes ont également tenté de répondre à cette problématique ? à soulever puis à résoudre les enjeux qu’elle oblige ?
De l’angle à partir duquel l’intrigue est présentée, rien ne laisse présager la façon dont la suite est abordée. D’un chapitre à l’autre, le cheminement à travers les pages est hors de contrôle. Les événements défilent les un après les autres sans que quiconque puisse se rendre compte des faits, sans qu’aucune réflexion rigoureuse ne puisse être menée à moins de se laisser distancer, abandonné derrière. Le Fléau ne se lit pas en réfléchissant, il se vit ; l’extase, mais aussi la crainte et la panique pure sont tout autant d’émotions ressenties dès les premières lignes. L’enchainement des faits est si naturel qu’il est impossible de lire ce livre comme on lirait un thriller à suspens. Il s’agit purement d’un état des lieux, d’une description de 1500 pages comme on en entendrait aux actualités ou comme on en lirait dans la presse. La *propagation*, car au fond c’est de cela qu’il s’agit – Le Fléau s’insinue malicieusement en votre esprit sans se soucier de votre conscience – est brutale, inévitable.

De son style narratif bien à lui, Stephen King entraîne le lecteur sur n’importe quel sujet pourvu que ce soit lui qui l’ait écrit. Sa plume est si fluide qu’il est presque difficile de se rappeler qu’il s’agit effectivement d’une lecture, et non pas d’un visionnage ou d’une expérience réellement vécue. Les images défilent si vite sous les yeux du lecteur, envoutantes, comme contées au coin du feu.

A cela s’ajoute les nombreux protagonistes « mis en scène » mais pourtant à l’allure si réelle… Impossible de perdre le fil tant ces noms inventés prennent de plus en plus vie à vos côtés, jusqu’à vous persuader que vous les *connaissez*, que ce sont vos amis, vos collègues de travail ou de vieilles connaissances. Une véritable réussite pour Stephen King qui, en effet, a vu juste lorsqu’il a jugé l’importance des passages originellement supprimés.
D’ailleurs, les multiples points de vue sont gérés à la perfection et les transitions sont d’autant plus simples à assimiler. Les rapports spatio-temporels sont clairement définis, ce qui se passe à un bout des Etats-Unis est toujours mis en lien avec la situation de l’autre côté et raccordé à l’enjeu principal. L’histoire de ces gens n’est que pure fiction, mais le réalisme avec lequel elle est narrée démontre à quel point elle aurait pu être vraie ; à quel point chacun d’entre nous aurait pu être à leur place.

En semant quelques graines d’intrigue sans trop en dire, Stephen King a donc donné vie à ces protagonistes auxquels son lecteur s’attache indéniablement : Franny, Stu, Nick… Il ne s’est pas contenté de leur dicter leur existence ensuite, mais les a plutôt laissés exister et, effectivement, chacun d’entre eux a pris son envol sans l’aide de personne.
Le Fléau n’est pas une simple histoire à faire peur. Elle justifie de la capacité de Stephen King à comprendre l’esprit humain, à manipuler ses plus grandes angoisses afin de faire renaître ces monstres auxquels nous ne croyons plus… jusqu’à ce que l’Homme lui-même alimente le mystère et nourrisse la créature.

Synopsis

Il a suffit que l'ordinateur d'un laboratoire ultra-secret de l'armée américaine fasse une erreur d'une nanoseconde pour que la chaine de mort se mette en marche. Le Fléau, inexorablement, transforme un bel été en cauchemar. Avec un taux de contamination de 99.4 %.

Dans ce monde d'apocalypse émerge alors une poignée de survivants hallucinés qui ne se connaissent pas mais veulent rejoindre celle que, dans leurs rêves, ils appellent Mère Abigaël : une vieille noire de cent-huit ans dont dépend leur salut commun.

Mais ils savent aussi que sur cette terre dévastée rôde l'homme sans visage, l'Homme Noir aux étranges pouvoirs, Randall Flagg. L'incarnation des fantasmes les plus diaboliques, destinée à régner sur ce monde nouveau. C'est la fin des temps, et le dernier combat entre le Bien et le Mal peut commencer.

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