Le dernier des yakuzas

Article publié le

12 octobre 2020 à 10:44:38

par

Ilyes

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Titre original :

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The Last of the Yakuza : Life and Death in the Japanese Underworld

Jake Adelstein

Témoignage

"​Le Japon possède deux gouvernements. L'un est public et l'autre est celui qui donne les ordres aux institutions publiques : c'est le gouvernement de l'ombre.", Takechi Kitano.

​​Cette citation de ce grand réalisateur permet clairement de cerner les enjeux se déroulant tout au long de la narration de « The Last of the Yakuza : Life and death in the Japanese Underworld », de son titre original. Ce livre, voire cet article, fait écho aux événements relatés dans TOKYO VICE, dans lequel Jake Adelstein nous avait livré son expérience des bas-fonds du Japon et de sa relation avec les yakuzas. Cette fois-ci, le journaliste s’attarde sur un point central évoqué dans son premier livre, mais pas assez développé : l’évolution des yakuzas.

*    *    *

En effet, à la fin de Tokyo Vice, notre journaliste rencontre Makoto Saigo, un ex-yakuza qui sera chargé de sa protection à cause des évènements se déroulant dans le récit. Celui-ci promet de le protéger en échange de la rédaction de sa biographie par Jake et en mettant un point d’honneur à montrer les yakuzas sous toutes leurs facettes. L’auteur nous livre donc une expérience familière à celle de son premier récit journalistique, avec cependant plus d’immersion et de découverte autour des kanjis (les caractères japonais) ou encore l’histoire du Japon du XXe siècle, étroitement liée à celle des yakuzas. L’une des différences majeures avec TOKYO VICE est que l’auteur s’essaye cette fois-ci à la biographie historique et non à l’autobiographie journalistique comme dans sa première œuvre. Il parvient à partir de la vie de Saigo, de sa jeunesse et ses heures de gloires, à sa chute et son opposition aux nouvelles idéologies des yakuzas, à dresser un large panorama de la vie des yakuzas en général et de les dépeindre en tant qu’être humain et non en tant que simple « méchant de film de mafieux ».
​C’est une expérience très enrichissante que je recommande de lire en complément de Tokyo Vice pour cerner la totalité des informations évoquées par l’auteur, puisque le seul défaut que je puisse lui reprocher est la grande connexion avec les 2 œuvres en fin de récit, qui nécessite de connaitre certains enjeux du premier livre et notamment les conditions qui ont poussé Jake Adelstein à rédiger cette biographie.

Enfin pour terminer, je dirais que ce livre est plus qu’un témoignage de l’histoire, c’est un témoignage du code d’honneur des yakuzas, qu’ils héritent eux-mêmes des samouraïs et qui tend à ce perdre aujourd’hui au travers des changements d’idéologie et l’omniprésence de l’argent au sein des yakuzas.

Synopsis

​Makoto Saigo est clair : si Jake Adelstein écrit sa biographie, il lui sauvera la vie. En mauvaise posture, le journaliste raconte l’ascension de ce délinquant juvénile devenu yakuza. Le destin de Saigo se confond alors avec celui du gouvernement de l’ombre, entre tatouages traditionnels et affaires réglées au sabre. Cynisme et argent triomphent, et c’est chacun pour sa peau. Le sens de l’honneur devrait-il se perdre en chemin ?

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