Freddy Stratton

Article publié le

13 octobre 2020, 07:51:19

par

Telesia

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Titre original :

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Freddy Stratton

Lucille Cottin

2019 (réédition)

237

Polar

Recueil

Novella

​Publié au format numérique pour la première fois le 13 mai 2015, L’Arlésienne offre un second souffle au roman de Lucille Cottin, et réédite Freddy Stratton sur papier cette fois fin mai 2019. Née à Metz en 1988, Lucille dédie ses études aux lettres ainsi qu’à l’édition. Passionnée d’écriture évidemment, mais aussi de photographie et de dessin, elle lie ses centres d’intérêt et tisse des récits d’autant plus surprenants qu’ils lui permettent de remporter plusieurs concours. Ses nouvelles et novellas sont publiées chez L’Arlésienne.

*    *    *

► Banquier à la Philipp's & Phil
​Freddy Stratton, protagoniste principal et narrateur de l’œuvre de Lucille Cottin, a tout du Londonien moyen : un emploi, un logement, et pas mal de temps libre pour vaquer à ses occupations. Et en effet, lorsqu’il n’est pas banquier à la Philipp’s & Phil, il est détective privé dont son unique employeur n’est autre que lui-même. Son passe-temps favori vous l’aurez compris consiste à fouiner dans les comptes de ses clients dans le but de déterrer quelque affaire anormale.
Cela dit sa perception extraordinaire n’est pas gratuite, et Freddy Stratton a comme un côté excentrique poussé.

« J’avais pour habitude de ne m’adresser qu’aux objets »

​Et tout particulièrement aux petits fours qu’il sert à ses clients. Ses extravagances sociales sont sa source de divertissement, si bien qu’il a tendance à rire au nez de ses interlocuteurs lorsque sa propre attitude vient à le faire sourire. Un aspect du récit dont la singularité souligne les problématiques sérieuses des intrigues d’une dimension humoristique des plus comiques.

« Un esprit malsain dans un corps sain »

​C’est ainsi que le banquier trentenaire se définit, lui qui fuit les couleurs et le beau temps, au profit des fleurs fanées et des orages. Un récit des plus sarcastiques, reflet d’une personnalité solidement montée contre les « ridicules conventions de la société ».

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► Trois affaire en 1931
​LORD AUDRIC MORBAY
En Juillet 1931, Freddy Stratton fait la connaissance d’un Lord qu’il qualifie spontanément d’« idiot qui croyait à l’amour […], un nouveau riche ». Si celui-ci devient sou peu son client principal, la relation que le banquier mène avec son interlocuteur est tout à fait atypique. En effet, tout l’aspect professionnel de leurs échanges est passé sous silence, puisque tout porte très rapidement sur des enjeux d’ordre plus personnel.
Une enquête insensée qui n’est pas sans rappeler celles du célère et fougueux Hercule Poirot, une bonne dose de sarcasme en plus.

LES PICASSOS
L’affaire Morbay classée, ce n’est qu’en Novembre 1931 que Freddy Stratton reprend du service vis-à-vis de son second emploi imaginaire, tandis que « cet Allemand, qui venait régulièrement déposer aux coffres les présents qu’un ami lui faisait » lui découvre soudainement un côté bien sympathique.
L’artiste que le banquier se revendique être en est quelque peu froissé, puisque ce nouveau compagnon de fin d’après-midi le confronte pour la première fois à un autre dessinateur amateur que lui-même. Une nouveauté pour l’employé de la Philipp’s & Phil qui s’en voit terriblement déstabilisé. Tourment qu’il se force de dissimuler en tentant tant bien que mal de se défaire de l’emprise de son client, envers lequel il entretient de nombreux stéréotypes. Jusqu’au jour où l’être qu’il avait toujours décidé niais témoigne en réalité d’une ruse particulièrement déroutante.
Freddy Stratton s’en voit confronté à un esprit perspicace et manipulateur à son instar, une véritable épreuve pour ce banquier auquel on ne tarde de s’attacher.

LES TÊTES COUPEES
« Tiens ! Vous avez un nouveau voisin ? »
De quoi attirer l’œil du banquier enquêteur. Aucune relation avec le travail cette fois-ci, du moins pas au premier regard. Nous sommes en Décembre 1931, et Stratton s’autorise enfin à faire part à son lecteur de son physique si mystérieux.
D’un côté, le banquier excentrique détaché de tout. De l’autre, un être sensible aux origines difficiles. Freddy Stratton s’accepte alors qu’il est confronté à une affaire qui le dépasse. Il se voit contraint de s’avouer ses pires craintes, et de prendre conscience de certaines attaches dont il a éperdument besoin.

Cette fois, ce sont les motivations personnelles de Stratton qui le poussent à s’intéresser à quelques manigances des plus sombres. Une enquête particulièrement macabre, mettant en exergue le génie fou du protagoniste de Lucille Cottin. A travers désillusions et traîtrises, s’en sortira-t-il indemne ?

Un ensemble de trois novellas, chacune narrée par cet excentrique attachant. Une réussite incontestable de Lucille Cottin qui publie ainsi un roman de qualité, qui gagne à être connu.

« Remerciements tous particuliers à l’auteure et à sa maison d’édition pour cette belle découverte. » --Telesia

Synopsis

Un soir de juin 1931, Stratton tombe sur Audric Morbay. Jeune, riche et beau, ce dernier a tout pour réussir. Stratton, lui, en est loin. Beau, il pourrait l’être s’il ne produisait pas cette grimace affreuse lorsqu’il sourit. Jeune, il ne l’est plus guère, convaincu d’avoir déjà un pied dans la tombe. Quant à la richesse ! Celle des autres est plus amusante. Freddy est une bête noire, un Edgar Poe illuminé qui adore analyser les comptes de ses clients sans leur autorisation ! Et c’est bien ce qu’il compte faire, persuadé que l’héritage que vient de toucher Morbay soulèvera quelques jolis rats morts, ou débouchera sur une fin merveilleusement funeste.

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