Elle était belle ma mère

Article publié le

12 octobre 2021, 16:34:11

par

Lily

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Elle était belle ma mère

Valérie Timsit

2017

243

Témoignage

Et si la vie filait comme une étoile pour ne laisser derrière elle que de la poussière ? Et si la mort remplissait votre âme d’un malaise si intense que vous avez du mal à vivre ? Et si… Votre mère mourrait… Que diriez-vous ? Qui seriez-vous ? Cet homme qui se tient debout, regardez-le ! Il était cet enfant lumineux et rayonnant, bercé par l’incommensurable amour d’une mère qui s’éteindra. La lumière deviendra alors ombre et l’ombre deviendra lueur. Il se souviendra de toute cette magie, cette fusion. Il se souviendra de toute sa vie à elle. « Elle était belle ma mère… Belle comme le printemps…

*    *    *

« Elle a le romantisme d’un camélia, la majesté d’un lys, la mesure de l’amour d’une marguerite, la beauté d’une rose et la rareté d’un trèfle à quatre feuilles. »

Retomber en enfance, lover dans un cocon tendre, soyeux, et délicatement parfumé. Valérie Timsit, auteure indépendante, nous délivre avec son roman, un hommage rempli de tendresse et de dévotion.

Si rentrer dans le livre s’est avéré compliqué, par l’enchainement syntaxique des mots et la poésie lyrique, le roman en lui-même est une œuvre de poésie moderne. Bouleversement ou thérapie, on peut y voir une combinaison habile de ces deux aspects, qui amène avec précaution, une introspection.

« Il y avait toutes mes peines dans ce livre et tout le contraire »
Prendre le temps de lire ce livre est plutôt révélateur de la thérapie qui en résulte. Se replonger dans des souvenirs d’enfant ou parfois dans son imagination est amené, ici, avec brio par l’auteure. Tout le vocabulaire et l’enchainement des mots reflètent l’immense travail amorcé. Dans cet aspect plus que fusionnel mère-fils, les lecteurs peuvent à tout moment se retrouver dans le personnage principal, sans pour autant avoir connu cela. La narration crescendo amène l’idée d’une construction temporelle très intéressante. En premier lieu, la mémorisation, le rappel de la mère, de la couleur, de la vie, et cette brusque réalité, l’abandon physique, mental, et la rétrospection dévoile finalement : le livre des souvenirs. Ensuite, ce dernier se découpe temporellement comme le fil de la vie. D’abord par le retour en enfance, bouleversant et poétique, la vision d’un fils qui adule sa mère, et ce profond attachement à l’être qui nous a donné la vie. Puis traversé par l’adolescence, l’identification de soi, se découvrir au travers de sa mère, et parfois sans elle. Pour enfin se remémorer le passage à l’âge adulte, au moment de partir du foyer. Se quitter pour mieux se retrouver, en gardant en tête cette petite phrase : pour tout ce qu’elle a fait pour moi, je lui dédie ma vie et me souvenirs.

C’est une véritable prouesse de la part de Valerie Timsit que de sortir un livre tremblant de poésie et d’amour familial. Un livre qui est rempli d’émotion, dont la qualité ne s’apprécie pas par une lecture avide, mais par un enrichissement profond et spirituel de ce qui nous entoure.

Synopsis

C’est un sujet délicat et triste, mais il vous renvoie si loin dans l’émotion que l’on y trouve un cocktail d’amour assez surprenant pour nous permettre également de rire et de toujours faire référence à quelque chose de notre vie. C’est un bouillon de sentiments dans lequel on se noie ou bien l’on survie. C’est aussi un besoin de ne pas faire taire ses souvenirs et de permettre à notre mémoire de ne pas s’éteindre.

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