Au-delà des collines

Article publié le

2 décembre 2020 à 14:51:11

par

Lily

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Titre original :

Auteur : 

Date de sortie :

Genre :

Pages :

Au-delà des collines

Marie Nocenti

2020

352

Post-apocalyptique

Romance

« Quand le dernier arbre aura été abattu,
Quand la dernière rivière aura été empoisonnée,
Quand le dernier poisson aura été pêché,
Alors l'homme blanc s'apercevra que l'argent ne se mange pas »
L’histoire de ce livre se définit dans un premier temps par l’histoire de l’auteure ; Marie NOCENTI. Cette passionnée de lecture se lance en 2009, alors que l’épidémie de H1N1 frappe le monde, dans l’écriture d’un roman d’aventure futuriste « une autre chance ». Mis en ligne sur le site des « Nouveaux Auteurs », il se classe deuxième dans la catégorie Aventure. Alors relu et retravaillé, cet ouvrage est, par la suite, publié sous le titre « Au-delà des collines » en 2020 chez IS Edition. Ironie du sort, pure coïncidence, don de divination, c’est aussi l’année de la pandémie du Covid-19. Ce roman prend alors une place importante et pourrait-on dire de choix en cette année tumultueuse.

*    *    *

Si cet écrit du genre aventure / postapocalyptique semble tracer la même ligne que ces congénères sous fond mélodramatique, appuyé par de la romance et de l’espoir, il est en fait subtilement décalé par ses réflexions sur le fondement des sociétés et la psychanalyse humaine. Entre les lignes, on peut entendre, si ce n’est comprendre, l’importance d’un gouvernement stable, l’attrait du pouvoir et de la richesse. En outres, il s’agit d’un réel travail d’analyse de la capacité d’adaptation de l’humain. Globalement, les marqueurs de survie, pointés dans ce livre sont les peurs, les doutes, les vices, la violation des droits et des libertés, mais aussi l’égoïsme. Marie NOCENTI apporte avec les personnages principaux une note de bienveillance qui parfois parait forcée voire irréelle. Abordé d’une manière simple et sincère, l’ensemble du récit se dénote des autres romans du même style, souvent étayés par des théories, des recherches scientifiques et travaillés plutôt sur la globalité de l’univers que sur la personnalité des personnages. Ici, la thématique virale, le côté postapocalyptique, appréciés d’un grand nombre, ne sont en fait qu’une base, un prétexte sur lequel s’appuyer pour décrire la question qu’un tout se pose :

« Si demain est détruit, que fait-on ? »

L’auteure nous plonge alors dans le quotidien de Mary. Jeune femme médecin, elle est approchée, et même touchée par ce virus exterminateur. Connaissant de très près les ravages de cette maladie, la mort et la perte, Mary décide de fuir son ancienne vie, remplie de déception, de trahison, de bonheur arraché. Au fil de son périple, passant d’un univers Hightech au Far-West, elle doit faire face, non seulement, à la cruauté des Hommes, mais aussi à la nature, qui reprend ses droits. Tout semble aller très vite, le temps défile à une vitesse qui laisse peu de place aux doutes et aux peurs de la protagoniste. Elle doit se débrouiller seule, dans un premier temps, avant d’être accompagnée. Mary s’accrochera à un homme, à une nouvelle famille, non sans oublier sa vie d’avant (bien que très peu représentée dans le livre). Il est à noter l’importance de cet acte. La vitesse du récit nous amène très vite – trop vite – en face de l’inévitable romance. Au contraire du fond postapocalyptique relégué au second plan, la romance est extrêmement présente (à partir d’une soixantaine de pages). De cette passe, tout devient prévisible, la fin du livre est alors bien distincte et détaillée.

Malgré une plume fluide, efficace et délicate, les détails à coup de « je t’aime, mais je ne peux pas » et de « coup de foudre » change la perspective du livre. L’écriture sensuelle et simple de l’auteure permet une lecture souple et un plongeon dans une romance parfois ponctuée de sexualité. En plus d’y voir un roman engagé, sur un sujet d’actualité et primordial sur l’intolérance humaine, on y retrouve un récit amoureux, plein d’espoir et d’insouciance.

Pour autant, Marie NOCENTI apporte ce côté réel, avec la personnalité de Mary. Ses pensées et ses actes prouvent la valeur qu’elle donne à la vie et l’engagement qu’elle maintient comme promesse solennelle de rester fidèle. D’une nature très humaine et très solidaire, le personnage de Mary amène à voir au-delà de ce nombrilisme mondial.

Pour terminer, la situation détaillée dans le livre amène de nombreuses questions, parfois sans réponse. En passant par l’origine de la pandémie et la fin de cette dernière, la gestion mondiale et les mesures mise en place, ou encore la personnalité des protagonistes, des antagonistes, … Et si ça arrivait vraiment ? Après tout, 2036, c’est demain.

Synopsis

2036. Un virus inconnu déferle sur la Terre. Plus virulent qu’Ebola, plus mortel que la Grippe Espagnole, plus contagieux que le Covid-19, il plonge le monde entier dans le chaos.
Mary, une jeune femme rescapée, tente de survivre à la pandémie en ralliant l’ouest des États-Unis dans l’espoir de trouver une communauté épargnée par la sauvagerie humaine.
Faisant face à de multiples mauvaises rencontres, fusillades et attaques d’animaux sauvages, elle n’aura de cesse d’affronter les multiples dangers sur son chemin afin d’atteindre son but…
« Au-delà des collines » est une fresque sauvage qui induit une réflexion sur les fondements des sociétés des pays riches et la démesure de notre civilisation. Dans une atmosphère post-apocalyptique, l’histoire est toutefois portée par un vent d’espoir.

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